Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui sur le blog pour un article un peu particulier, qui rentrera donc dans ma catégorie Humeurs.

Parce qu’au delà de mes articles « Beauté » je me questionne sur de nombreux sujets, qui peuvent être polémiques dans la société, comme par exemple : Le cas de la pilosité chez la femme (je vous en parlerai si, un jour, j’ai le courage d’affronter le web…) et le sujet qui va suivre : je ne suis pas sûre de vouloir d’enfants, et je ne pense pas que cela soit un problème. 

C’est suite à une longue réflexion que je publie cet article (qui me tient à cœur et qui n’est absolument pas un jugement) comme je le préciserai à de nombreuses reprises.

Je vais tenter de m’exprimer le plus clairement possible, sans clichés et surtout, en espérant ne froisser personne. On est partis ?

femmes sans enfants

Merci à Nina de le blog à frisotte de me laisser utiliser son image !

Pourquoi ce sujet ? 

C’est un sujet qui me travaille énormément depuis pas mal de temps.

Durant mon adolescence, mes proches me connaissaient comme la fille qui disait que « le mariage, ça craint, et les enfants, je n’en veux pas ». Bon, comme beaucoup de filles au lycée me direz-vous.

Même si certaines savent très tôt qu’elles veulent des enfants, ce n’est pas le cas de tout le monde. Je pensais à mes amis, à m’amuser, je commençais à m’intéresser au sexe opposé… Bref, j’avais le temps quoi.

Et je me retrouve maintenant, à bientôt 24 ans, mariée depuis 8 mois. Donc finalement, « le mariage ça craint », c’est passé à la trappe. Peut être que « les enfants, j’en veux pas », ça va aussi changer ? L’avenir me le dira.

Seulement, voilà ; Depuis que je me suis mariée, il y a une certaine pression sur mes épaules.

Je ne compte pas les remarques des gens à mon mariage à ce sujet. Pour résumer, je me suis mariée donc on va avoir des enfants.

Sauf que, même si je me sentais mature et sûre de moi pour le mariage, ce n’est pas la même histoire pour les enfants. En effet, je n’ai, pour le moment, absolument aucune envie d’avoir des enfants.

Déjà, je souhaite finir mes études (ce qui a fortement étonné à mon mariage : « mais… ton mari… il travaille non ? Donc pourquoi tu veux finir tes études ? « ). C’est là qu’on se rend compte que des idées un peu cliché du type « l’homme travaille et la femme ne travaille pas » sont encore bien ancrées dans le subconscient collectif.

Cette image ancestrale associée à la femme ne me correspond pas. Elle ne me plaît pas, parce que cette option n’est pas présentée comme un choix, mais une obligation !

 

Certaines mamans sont femmes au foyer, encore en 2018, (ce qui est un vrai métier à temps plein de mon point de vue) mais parce qu’elles le veulent (en tout cas, dans la majorité, je ne parle pas bien sûr des personnes qui n’ont pas le choix car ne retrouvent pas de travail par exemple). Et non parce qu’il est inscrit dans la société que l’homme doit travailler pendant que la femme doit rester à la maison pour l’attendre patiemment.

Du coup, cette remarque à mon mariage m’a profondément perturbée parce que j’ai le sentiment, qu’encore une fois, je dois suivre une logique tracée depuis des siècles par une société qui finalement, n’évolue que très peu par rapport à la femme.

« Ce n’est pas pareil quand ce sont les siens ». 

Cette phrase, mon dieu, je l’ai entendue je ne sais combien de fois.

Il paraît, qu’en effet, ce n’est jamais pareil entre les enfants des autres que l’on garde et ses propres enfants.

Oui mais… Comment le savoir finalement ? Je veux dire, si j’hésite à devenir mère car je me base uniquement sur l’expérience que j’ai eue avec les autres enfants, et que finalement, une fois mère, ce n’est pas moi, ça ne me correspond pas, et que la situation est exactement pareille qu’avec les enfants des autres ?

Je ne peux pas faire machine arrière, puisque l’enfant est là, parmi nous, avec des besoins et des attentes, et surtout, cet enfant, il n’a rien demandé finalement.

 

Source : Julie Guillot et son blog tout va mieux

Quand on hésite, qu’on ne sait pas si on veut des enfants, et qu’on nous sort cette phrase, je trouve que c’est quand même un pari risqué, quitte ou double : ça marche, ou ça ne marche pas.

Et il faut avouer que de mon point de vue, c’est effrayant.

Je ne veux pas faire ça à un enfant, qui ne demande qu’à être aimé, qui ne demande qu’à vivre dans le bonheur et l’amour avec ses parents. Finalement, quand on ne sait pas ce qu’on ressent, qu’on hésite… Ce n’est pas évident.

La grossesse me fait peur . 

Je ne vois, pour le moment, que des inconvénients à la grossesse et j’en ai peur, il faut l’avouer.

Je fais partie de ces femmes qui prennent du poids. Dans la famille, on est comme ça.

Du coup, étant complexée par mon poids, en permanence (un peu maladif, je l’admets…), je ne suis pas sûre de vouloir voir mon corps se transformer, de jour en jour, prendre du poids (que j’aurais peut-être du mal à perdre), avoir des vergetures, ne plus dormir sur le ventre (j’adoooore dormir sur le ventre), me priver de certains aliments, qui peuvent être néfastes.

On rajoute à ça les hormones, les sautes d’humeur, l’accouchement (ça doit faire mal quand même….), la péridurale, les médecins qui te font une épisiotomie sans te demander, la césarienne si ça ne se passe pas bien, après ils y retournent pour retirer les résidus de placenta…

Bref, je me vois moi, mon mètre 49 et mon petit gabarit, je me dis que tout ça, c’est pas pour moi en fait.

peur de la grossesse

Le regard des autres sur les femmes qui ne veulent pas d’enfants. 

Et ça, c’est relativement violent !

Moi je suis du genre à dire « si tu en veux, c’est cool, si tu n’en veux pas, c’est cool aussi ». En gros, on est libre de faire ce que l’on veut, tant que ça ne transgresse aucune loi et qu’on ne cause pas de problèmes.

Certaines femmes sont faites pour être maman, ça se voit et ça se sent : je pense notamment à mes deux sœurs, qui sont des mamans formidables, ainsi qu’à mon amie Hilde de Berry, qui vit sa parentalité à fond et qui adore.

Je garde des enfants en contrat périscolaire cette année, et je me rends compte que même au niveau des parents des enfants que je garde, l’ouverture d’esprit  est minime.

Quand je dis ne pas vouloir d’enfants pour le moment (qui n’est pas incompatible avec le fait que je sache m’occuper des enfants des autres), j’ai toujours le droit à cette phrase « mais si, tu verras, ça va changer en grandissant ». En fait, je n’ai même pas le choix : ça va forcément changer plus tard.

Sauf que tout cela manque de nuances, du genre « oui, tu n’en veux pas pour le moment, peut-être que ça changera, peut-être que non, ce n’est pas grave ». Parce que non, je ne pense pas que ce soit grave de ne pas vouloir d’enfants.

Je ne prétends pas connaître l’avenir et dire que je n’aurai jamais d’enfants de toute ma vie, je veux juste que l’on me laisse la possibilité de dire que non, je ne suis pas sûre de vouloir d’enfants et que non, ce n’est pas grave, ce n’est pas un problème et ça ne devrait pas en être un.

« Ton mari finira par te quitter »

Croyez-le ou non, j’ai eu le droit à cette phrase.

séparation

Eh oui, je ne suis pas sûre de vouloir d’enfants, donc mon mari va forcément me quitter. Bah oui, puisque lui, il a forcément envie d’avoir des enfants. Une logique imparable pour certains !

Sauf que… Il n’est pas sûr d’en vouloir non plus.

Déjà, parce qu’il est jeune mais aussi, parce que comme moi, il n’est pas sûr d’en vouloir. Il trouve que c’est un bouleversement (n’y voyez rien de péjoratif là dedans) dans la vie, ce qui est le cas, et qu’il n’est pas certain de vouloir vivre ce bouleversement.

Peut-être que cela viendra, peut-être que non.

Pour le moment, nous sommes en phase à ce niveau-là et c’est une bonne chose. Mais sachez que mon mari ne va pas me quitter juste parce que je ne suis pas sûre de vouloir être mère.

En effet, un homme n’a pas spécialement envie non plus d’être père à un moment de sa vie.

Bref, pour résumer : laissons le choix à chacun/chacune d’entre nous de mener sa vie comme il l’entend. Nous ne devons pas avoir peur d’être jugé(e) par la majorité ou les autres !

Si le sujet vous intéresse, je vous laisse quelques liens :

  • Julie Guillot, dans son blog tout va mieux, fait une super BD qui résume parfaitement ma pensée. C’est bien fait en plus, donc allez y jetez un coup d’oeil si vous le souhaitez !
  • Sur France Info, un article est sorti il n’y a pas si longtemps, avoir des témoignages de femmes et d’hommes qui ne souhaitent pas d’enfants, un sujet encore tabou dans notre société !
  • Dans Le Figaro aussi, avec encore une fois des témoignages intéressants
  • Un dernier article du Démotivateur, une fois encore avec une BD, bien faite et qui me parle beaucoup !

 

Et bien sûr, quelle que soit votre situation, je serai heureuse de connaître votre avis sur le sujet.

Et un grand merci à mon amie Gabrielle pour son aide dans la relecture et la mise en forme de cet article ! <3